Global Education Monitoring Report

Une nouvelle génération : 25 ans d'efforts pour atteindre l'égalité des genres dans l'éducation

2020 Rapport sur l'égalité des genres

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Credit: Johanna de Tessières / HI

MESSAGES CLÉS

Au cours des 25 dernières années, l’accès des filles à l’éducation s’est considérablement amélioré, comblant un retard de quatre points de pourcentage dans les taux de scolarisation. Les filles ont également rattrapé ou dépassé les garçons en lecture et en mathématiques.

Pourtant, les filles, en particulier celles qui cumulent les désavantages de la pauvreté et du handicap, restent confrontées aux formes d’exclusion les plus extrêmes dans les pays les plus pauvres du monde.

L’éducation est un puissant levier pour les droits des femmes. Promouvoir l’éducation, notamment celle des filles, peut briser le cycle des désavantages entre les générations, car les enfants tendent à étudier plus longtemps que leurs parents. Mais dans le même temps, le niveau d’éducation des parents continue de déterminer celui des enfants, même si cette influence diminue lentement. Des interventions sont donc nécessaires pour empêcher la persistance des inégalités.

L’égalité des genres dans l’éducation ne peut être le seul fait du secteur de l’éducation. Les normes de genre négatives qui continuent d’imprégner la société font pénétrer les préjugés sexistes dans l’éducation, où ils influencent les attitudes des enseignants et les choix de matières et de carrière, restreignant les chances des femmes dans leur vie ultérieure.

Les pays doivent s’efforcer de rendre les écoles plus inclusives pour tous les élèves, quelles que soient leurs origines, leurs capacités ou leur identité. Cela passe par une amélioration des équipements sanitaires dans les écoles, une vigilance accrue à l’égard de la violence de genre en milieu scolaire, y compris en ligne, et des politiques pour encourager les filles enceintes à réintégrer l’école. Le message en faveur de l’inclusion trouve une forte résonance au moment où la COVID-19 exacerbe les inégalités.

Principales conclusiones

Au cours des 25 dernières années, l’accès des filles à l’éducation a connu un saut générationnel.

  • Depuis 1995, 180 millions de filles supplémentaires se sont inscrites dans l’enseignement primaire et secondaire.
  • Au niveau mondial, on est passé d’environ 90 filles scolarisées dans le primaire et le secondaire pour 100 garçons en 1995 à un nombre égal pour les deux sexes en 2018 ; des augmentations significatives en Asie du Sud, en particulier en Inde, ont alimenté cette croissance. „
  • La participation des femmes à l’enseignement supérieur a triplé. Au niveau national, on constate des disparités entre les sexes au détriment des hommes dans 74 % des pays disposant de données.
  • Entre 1995 et 2018, le pourcentage de pays ayant atteint la parité entre les sexes dans l’éducation est passé de 56 % à 65 % dans le primaire, de 45 % à 51 % dans le premier cycle du secondaire et de 13 % à 24 % dans le second cycle du secondaire.
  • Sur les 56 pays disposant de données pour 2000-18, les taux d’achèvement du primaire se sont améliorés plus rapidement chez les filles que chez les garçons. Dans un tiers des 86 pays disposant de données pour 2013-18, les filles étaient plus susceptibles que les garçons d’achever des études primaires.

Les résultats d’apprentissage des filles s’améliorent plus rapidement que ceux des garçons, mais le numérique crée de nouveaux écarts entre les sexes, et les femmes forment toujours la majeure partie des adultes analphabètes.

  • Les filles ont augmenté leur avance en lecture sur les garçons dans plus de la moitié des 38 pays et territoires qui ont participé à l’enquête PISA en 2000 et 2018. Les filles et les garçons obtiennent désormais des résultats équivalents en mathématiques dans plus de la moitié des pays, et les filles font mieux dans un quart des pays.
  • La maîtrise des TIC fait naître de nouvelles disparités. Dans les 10 pays à revenu faible et intermédiaire disposant de données détaillées, les femmes sont moins susceptibles d’avoir utilisé une formule arithmétique de base dans un tableur dans les 7 pays les plus pauvres, alors que la parité s’observe dans les 3 pays les plus riches.
  • La proportion de femmes parmi les jeunes analphabètes a diminué au niveau mondial depuis environ 2005, même si une forte baisse s’observe depuis 1990 en Asie de l’Est et du Sud-Est. Mais leur proportion parmi les adultes analphabètes est restée inchangée au cours des 20 dernières années, à environ 63 %. Et en 2018, on comptait moins de 80 femmes alphabètes pour 100 hommes dans 12 pays, situés pour la plupart en Afrique subsaharienne.

En dépit des progrès, les filles sont toujours confrontées aux pires formes d’exclusion.

  • Au niveau mondial, les trois quarts des enfants en âge de fréquenter le primaire qui ne mettront peut-être jamais les pieds à l’école sont des filles.
  • En 2018, on comptait moins de 90 filles scolarisées pour 100 garçons dans 7 pays dans le primaire, 14 pays dans le premier cycle du secondaire et 23 pays dans le second cycle du secondaire.
  • Pour 100 garçons, moins de 80 filles avaient achevé une scolarité primaire dans quatre pays, le premier cycle du secondaire dans 15 pays et le second cycle du secondaire dans 22 pays.

L’interaction du genre avec d’autres désavantages exacerbe l’exclusion de l’éducation.

  • Dans au moins 20 pays, quasiment aucune jeune femme rurale pauvre n’achève le second cycle de l’enseignement secondaire.
  • Dans 24 des pays participants à la PISA 2018, plus de 70 % des garçons pauvres n’ont pas atteint le niveau minimal de lecture.
  • L’accès à l’alphabétisation est encore plus difficile pour les femmes les plus défavorisées. Dans 59 pays, les femmes âgées de 15 à 49 ans issues des ménages les plus pauvres ont un risque quatre fois supérieur d’être analphabètes que celles issues des ménages les plus riches.
  • Les femmes handicapées ont tendance à être particulièrement désavantagées. Au Mozambique, 49 % des hommes handicapés savent lire et écrire, contre 17 % des femmes handicapées.

Certaines matières restent dominées par les hommes, avec une incidence négative sur l’égalité dans le travail et les possibilités de formation des adultes.

  • Au niveau mondial, la part des femmes dans l’EFTP est passée de 45 % en 1995 à 42 % en 2018.
  • Au niveau mondial, le pourcentage de femmes étudiant l’ingénierie, la fabrication et la construction ou les TIC est inférieur à 25 % dans plus des deux tiers des pays.
  • La ségrégation sexuelle des domaines d’études limite les choix de carrière des filles. Dans les pays de l’OCDE, seulement 14 % des filles les plus performantes en sciences ou en mathématiques s’attendaient à travailler dans le domaine scientifique ou l’ingénierie, contre 26 % des garçons les plus performants. Les femmes représentent moins de 1 % des candidats aux emplois techniques dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la science des données de la Silicon Valley.
  • Les expériences d’apprentissage antérieure, la disposition personnelle à apprendre, les circonstances de la vie et les obstacles structurels ont tous un impact sur la participation des adultes à l’éducation. En Europe, les femmes sont presque deux fois plus susceptibles que les hommes de ne pas suivre une formation pour des raisons familiales.

Les interventions politiques peuvent réduire le risque de transmission du désavantage éducatif à la génération suivante.

  • L’écart entre les sexes dans la proportion d’enfants qui atteignent un niveau d’éducation supérieur à celui de leurs parents – mobilité intergénérationnelle absolue – a diminué pour chaque cohorte de 10 ans née entre les années 1940 et 1980. Au niveau mondial, un pourcentage légèrement plus élevé de filles (52 %) que de fils (51 %) ont un niveau d’éducation supérieur à celui de leurs parents dans la cohorte des années 1980, mais la mobilité reste inférieure pour les filles dans les pays à revenu faible et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure.
  • „Le niveau d’éducation des enfants dépend plus ou moins de celui de leurs parents – mobilité intergénérationnelle relative –, mais les années de scolarité des filles restent plus alignées sur celles de leurs parents, et en particulier sur celles de leurs mères, que les années de scolarité des garçons.
  • Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les filles sont plus influencées par le niveau d’éducation de leur mère que par celui de leur père. Dans les pays à faible revenu, une année supplémentaire de scolarité maternelle se traduit par sept mois d’éducation supplémentaires chez les filles de la cohorte des années 1980.
  • Les interventions politiques peuvent réduire la transmission du désavantage éducatif à la génération suivante. Parmi les interventions potentiellement efficaces, on peut citer les quotas d’inscription dans l’enseignement supérieur pour les groupes vulnérables, les bourses et les transferts en espèces, et la suppression des frais de scolarité dans l’enseignement primaire. La corrélation intergénérationnelle entre le niveau d’éducation des mères et celui de leurs enfants a diminué de 12,5 % après l’abolition des frais de scolarité.

Au niveau mondial, la Convention de l’UNESCO de 1960 concernant la lutte contre la discrimination dans l’enseignement a été ratifiée par 105 pays et signée par 23 nouveaux pays depuis 1995.

  • A nivel mundial, desde 1995, 105 países han ratificado la Convención relativa a la Lucha contra las Discriminaciones en la Esfera de la Enseñanza adoptada por la UNESCO en 1960, y otros 23 países la han firmado.
  • Les ministères de l’éducation ont parrainé des lois en faveur de l’égalité des genres dans 50 % des pays et des politiques à cette fin dans 42 % des pays. Environ 46 % des pays disposent d’une législation et 58 % de politiques promouvant l’égalité des genres dans l’éducation sous la tutelle d’autres ministères.

Un engagement politique fort a permis de réduire les taux de grossesse précoce et d’offrir une éducation aux filles enceintes et aux jeunes parents.

  • La prévalence des grossesses précoces a diminué d’un tiers entre 1995 et 2020, passant d’environ 60 à 40 naissances pour 1 000 femmes âgées de 15 à 19 ans.
  • Le pourcentage de femmes âgées de 20 à 24 ans mariées avant l’âge de 18 ans, un facteur contribuant à la grossesse précoce, est passé de 25 % en 1995 à 20 % en 2013-19.
  • En Argentine, une approche globale combinant deux lois, des programmes d’apprentissage flexibles, des crèches dans les écoles, des programmes de réintégration des adolescentes vulnérables et des programmes alternatifs d’enseignement secondaire non formel a permis de protéger le droit à l’éducation des filles enceintes et des jeunes parents ; dans le même temps, le taux de fécondité des adolescentes est passé de 61 en 1995 à 49 en 2018.
  • L’activisme et les mécanismes de responsabilisation peuvent contribuer à protéger le droit des filles enceintes à aller à l’école. En Sierra Leone, la politique gouvernementale de 2015 a interdit l’accès de l’école aux filles enceintes. Après plusieurs années d’activisme, cette interdiction a été jugée discriminatoire en 2019 par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et aussitôt levée.
  • La coopération multisectorielle et les liens entre les ministères permettent de répondre aux besoins croisés de nombreuses filles et jeunes femmes en âge de procréer. Au Royaume-Uni, les mesures prises pour répondre à ces besoins associent cadre légal protecteur, création d’une unité et stratégie sur les grossesses adolescentes, meilleure prise en charge des enfants, programmes de sensibilisation, interventions auprès des jeunes hommes et soutien du secteur non gouvernemental. Ces mesures ont permis de réduire le nombre de conceptions pour 1 000 jeunes femmes âgées de 15 à 17 ans de 42 à 18 entre 1995 et 2017.

La prévalence des grossesses précoces peut être liée à un manque d’accès à l’éducation en matière de santé sexuelle et reproductive.

  • La formulation ambiguë des lois et le manque de responsabilité dans leur application peuvent permettre aux écoles d’éviter d’enseigner une éducation complète à la sexualité. L’Argentine a rendu cette matière obligatoire en 2006, mais seules 16 des 23 provinces ont adhéré à cette politique ou ont adopté leur propre législation sur le sujet, probablement en raison de l’opposition des écoles religieuses.
  • En Sierra Leone, le nombre de femmes mariées et sexuellement actives âgées de 15 à 19 ans utilisant des moyens contraceptifs modernes a doublé entre 2008 et 2013, passant de 10 % à 20 %, mais ce chiffre est tombé brutalement à 14 % en 2019, peut-être suite à une décision de 2008 de supprimer l’éducation complète à la sexualité dans les écoles.
  • La formulation d’orientations claires sur l’éducation sexuelle peut s’avérer utile. Au Royaume-Uni, l’éducation relationnelle et sexuelle est obligatoire depuis 2019 dans toutes les écoles secondaires. Des guides ont été publiés pour aider les écoles à informer les parents et à communiquer avec eux pour surmonter les résistances.

Une orientation professionnelle soucieuse d’égalité peut rétablir l’équilibre entre les sexes dans le choix des matières.

  • Les conseillers favorisent souvent la propagation des stéréotypes sexistes, influençant les choix d’études et de carrière des élèves. Une enquête menée auprès de conseillers d’établissements secondaires dans l’État américain du Wisconsin révèle que, même lorsque les conseillers scolaires estimaient que les filles avaient plus de chances que les garçons de réussir en mathématiques, ils étaient moins enclins à leur recommander les mathématiques plutôt que l’anglais.
  • „Des stratégies claires tenant compte de la dimension de genre sont nécessaires pour rétablir l’équilibre. Le Botswana s’est doté d’un programme complet d’orientation et de conseil scolaires et d’un Comité de référence sur les questions de genre, mais il lui manque un cadre global sur les moyens d’aider les filles et les femmes désireuses d’étudier dans l’EFTP et les STIM.
  • En Allemagne, compte tenu de l’absence de mesures en matière de conseil et d’orientation professionnelle favorables à l’égalité des genres au niveau des États, l’augmentation de la part des filles dans les matières STIM entre 1999 et 2017 est plus probablement liée à l’existence d’une plate-forme d’information en ligne destinée à les orienter vers ces matières et à la collaboration entre le Ministère des femmes et de la jeunesse et le Ministère du travail et des affaires sociales.
  • „Aux Émirats arabes unis, les stratégies nationales concernant l’EFTP et les STIM ne font aucune référence au genre ou à des pratiques de conseil tenant compte de cette dimension, et les femmes sont toujours sous-représentées dans ces domaines d’études.

Les pays continuent de produire des manuels scolaires empreints de sexisme et dépourvus de références suffisantes aux femmes et aux filles.

  • La proportion de femmes dans les textes et les images des manuels du secondaire en langue anglaise était de 44 % en Malaisie et en Indonésie, de 37 % au Bangladesh et de 24 % dans la province du Pendjab, au Pakistan.
  • Pour que la réforme porte ses fruits, des partenariats et des processus participatifs doivent être mis en place à toutes les étapes d’élaboration et de distribution des manuels.
  • Aux Comores, les manuels scolaires n’ont pas été totalement débarrassés des stéréotypes sexistes, entre autres par manque de formation et de sensibilisation des développeurs de manuels.
  • L’Éthiopie a témoigné de son engagement en faveur de l’égalité des genres dans l’éducation, notamment par une révision des manuels scolaires. Mais des stéréotypes demeurent, ce que l’on peut attribuer à l’exclusion des femmes de la révision et de l’élaboration des manuels scolaires, au manque de formation à ces processus et au peu d’empressement des autorités à remettre en cause les normes discriminatoires.
  • Au Népal, les matériels sont devenus plus sensibles aux questions de genre, grâce à l’adoption de lignes directrices, à la nomination d’un expert en genre chargé de réviser leur contenu, à la réalisation d’audits et d’un examen formel de tous les matériels tous les cinq ans, bien que certaines de ces mesures n’aient pas été pleinement mises en œuvre.
  • En Europe, 23 pays sur 49 n’abordent pas explicitement la question de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre dans les programmes scolaires.

Des inégalités entre les sexes existent dans le recrutement des enseignants et leur promotion aux postes de direction, et une formation des enseignants plus sensible au genre est nécessaire.

  • Les femmes représentent 94 % des enseignants dans l’enseignement préprimaire, 66 % dans le primaire, 54 % dans le secondaire et 43 % dans l’enseignement supérieur.
  • Les femmes visant un poste de direction se heurtent à un plafond de verre. Selon une étude de cas sur les écoles de Brasilia, au Brésil, dans 75 % d’entre elles, la totalité des candidats aux postes de directeur étaient des hommes. Dans ce pays, au cours des 25 dernières années, tous les ministres de l’éducation étaient des hommes. En Bulgarie, depuis 140 ans, seuls 5 ministres de l’éducation sur 96 étaient des femmes.
  • Les enseignants continuent d’attendre des filles et des garçons qu’ils aient des aptitudes différentes à l’étude, ce qui a une incidence sur leurs résultats scolaires. En Italie, les filles confiées à des enseignants ayant des préjugés sexistes implicites ont obtenu des résultats insuffisants en mathématiques et, sur les recommandations de ces enseignants, ont choisi des écoles secondaires moins exigeantes.

Des millions d’écoles ne sont pas inclusives, souvent en raison d’infrastructures médiocres et d’environnements d’apprentissage peu sûrs.

  • Au niveau mondial, plus du cinquième des écoles primaires ne disposaient pas d’installations sanitaires de base non mixtes en 2018. Quelque 335 millions de filles fréquentent des écoles primaires et secondaires dépourvues des équipements indispensables à l’hygiène menstruelle.
  • Même lorsqu’il existe des équipements sanitaires séparés pour les garçons et pour les filles, ils peuvent ne pas être accessibles à tous les élèves :à El Salvador, aux Fidji, en République-Unie de Tanzanie, au Tadjikistan et au Yémen, les sanitaires étaient accessibles dans moins d’une école sur 10 où ils avaient été améliorés.

La violence de genre en milieu scolaire nuit à une éducation inclusive de bonne qualité.

  • Les filles sont plus exposées aux actes de harcèlement, d’abus et de violence à caractère verbal et sexuel, tandis que les garçons sont plus souvent victimes de violence physique.
  • La violence est souvent dirigée contre ceux dont l’expression de genre ne répond pas aux normes binaires de genre. Au Royaume-Uni, 45 % des élèves lesbiennes, gays et bisexuels et 64 % des élèves transgenres ont été victimes de harcèlement à l’école.
  • Les progrès rapides de la technologie ont augmenté les risques de menaces, d’intimidation et de harcèlement. Dans les pays de l’Union européenne, un jeune de 18 à 29 ans sur cinq déclare avoir été victime de cyberharcèlement.

Rien ne changera dans l’éducation tant que les normes de genre inégalitaires ne seront pas éradiquées de la société.

  • Dans la dernière Enquête mondiale sur les valeurs, la discrimination à l’encontre des filles et des femmes est considérée comme le problème mondial le plus important par 8 % des adultes.
  • Le retour aux valeurs traditionnelles est une menace croissante pour les droits des femmes. Entre 2005-2009 et 2010-2014, la proportion de personnes nourrissant un préjugé modéré ou fort contre l’égalité des genres a augmenté dans 15 des 31 pays étudiés.
  • Les attitudes à l’égard du fœticide féminin ne se sont pas améliorées avec l’éducation. Dans les zones urbaines de l’Inde, le sex-ratio des enfants est inversement associé à l’éducation des femmes.
  • „La discrimination sexuelle est une menace pour l’éducation inclusive. Le niveau de discrimination dans les institutions sociales de 11 anciennes républiques de l’Union soviétique et en Mongolie atteint en moyenne 24 %, ce qui a réduit de 16 % le nombre moyen d’années de scolarité des femmes.
  • Les stéréotypes sexistes des parents peuvent faire obstacle à l’inclusion. À Sokoto, au Nigéria, certains parents sont persuadés qu’en permettant aux filles de fréquenter l’école secondaire, on les empêchera de se marier. Aux Fidji, les parents attendent des garçons qu’ils soient un soutien pour leur famille et les aident dans les cultures de rapport, ce qui incite les garçons à se désengager de l’école.